Le site du Vallon du Groseau, porte d’entrée au Mont Ventoux,

doit être préservé de TOUT PROJET IMMOBILIER.

 

L’entrée du village avec sa perspective monumentale appuyée par le resserrement du relief, le “bassin’ de la source du Groseau englobe la totalité du paysage visible dont l’arrière de la chapelle du Roseau. Cet “arrière” englobe les anciennes fabriques avec les hangars obsolètes.

L’unité du site classé représentée par le “bassin” géographique dessiné par le relief évident de l’ensemble du site du Groseau coteaux inclus est donc une unité paysagère singulière à la fois monumentale par son échelle mais également pittoresque par la qualité des micro-paysages du site: ripisylves, restanques anciennement agricoles, massif boisé. Vergers en fond de talweg, anciens canaux d’irrigation marquent durablement ce site singulier à l’échelle du département voir plus. L’intégrité de ce site est donc à préserver.

Le sol anciennement agricole est donc, au titre de la loi ALUR également à préserver au titre de la qualité agronomique des sols pour les espaces agricoles ou non.

Le potentiel agricole du site semble important : espace irrigué et irrigable par les sources du Groseau et site occupé depuis certainement avant le moyen âge. La loi Alur protège ce site au titre des paysages pittoresques.

Ce site remarquable qui inclut la chapelle du Groseau (classée monument historique en 1862) et la source du Groseau (classée depuis 1912) qui alimente en eau le village de Malaucène et qui a structuré l’histoire du village, « est une unité paysagère singulière à la fois monumentale par son échelle mais également pittoresque par la qualité des micro-paysages du site. » Telles sont les conclusions de l’étude paysagère que nous avons commandée car celle de la municipalité était absente.

 

– La source du Groseau –

 

 

– La chapelle du Groseau –

 

Le projet de l’agence immobilière Vintour SAS.

Voilà l’ensemble du projet. Le point rouge c’est la chapelle du Groseau. Le terme de bétonnage nous semble approprié car ce projet prévoit des constructions, des voiries et des aménagements sur 3 hectares ainsi que 33.000 m2 de surfaces de planchers. On voit le gigantisme du projet face à la chapelle. D’autre part, la zone du projet se situe dans un « corridor écologique à restaurer » De nombreuses espèces de la faune et de la flore sont à protéger, avec des enjeux de conservation forts. Par ailleurs, le projet est situé dans une zone sensible archéologique et en bordure d’un risque feu de forêt aléa fort et aléa moyen. Toute la zone sud-est est à protéger, ainsi que la zone centrale. 

 

 

La discontinuité au sein du projet et par rapport à l’urbanisation.

L’intrusion dans l’espace naturel.